Pêcher le maquereau, perdu au beau milieu de l’eau

Publié le par Mat


J’ai testé pour vous. Sortir au large pour pêcher le poisson : un bon moyen d’apprendre à jeter sa ligne tout en alliant le plaisir d’une balade en mer.

Puisqu’il faut tout se dire, commençons par le début. L’homme qui se cache derrière sa canne à pêche n’a jamais été un mordu d’hameçons, ni de gros poissons. Alors pourquoi la pêche en mer, me direz-vous ? Déjà et d’une, parce qu’il ne faut pas laisser les maquereaux se la couler douce. Et puis parce que dans la pêche en mer, c’est une banalité de le dire, il y a la sortie en mer. Une activité proposée au club de voile de Courseulles-sur-Mer pour 14 € l’heure et demie de balade. Alors tant qu’à tester, autant carrément jeter sa ligne, perdu dans la Manche, à 2 miles des côtes normandes.

De 3 à 7 personnes

Nous voilà donc embarqués, le capitaine, mes 5 collègues pêcheurs et moi, à bord du Courseulles IV, confortable vedette de 8,50 mètres, récemment baptisée par l’école de pêche en mer. Une fois le moteur coupé au milieu de nulle part, la partie peut commencer.

Pendant que les plus expérimentés commencent à tâter le fond marin, les débutants apprivoisent le moulinet. Avec succès. Un rouget d’entrée pour une « bleue » : la pêche sourit aux audacieux.

Pour ma part, au bout de trois explications, je comprends enfin comment lancer ma ligne sans amocher mon voisin. La partie tactique de l’activité peut commencer: remonter précautionneusement son plomb, enfoui à 17 mètres de profondeur, en marquant des temps d’arrêt où le poisson a ses habitudes. Rien par ici. Pas là non plus. Ah, ça tire un peu… « Non, c’est votre ligne qui s’est emmêlée ». Au temps pour moi.

Du débutant au confirmé

Plus rien à se mettre sous l’hameçon. Nous voilà donc repartis à la recherche d’autres bancs de poissons. Des maquereaux et du bar, surtout. Mais aussi « du lieu, des dorades et du tacaud », précise William Lefort, capitaine de navire et ancien pêcheur professionnel. Mais là encore, à bâbord, « on ne pêche que des méduses ! ». Autant dire que si la patience n’est pas votre qualité première, renseignez-vous pour l’activité jet ski. Après trois heures à taquiner le maquereau, l’activité peut se terminer en queue de poisson. On se consolera en se disant qu’on a fait des rencontres, profité du soleil et musclé son poignet… Mais tout de même.

Heureusement, au moment où l’on finit par croire qu’on ne maîtrise pas la technique, la ligne s’affole. Je ressens enfin la jouissance du pêcheur qui a une touche et sait qu’il va conclure. Au bout des hameçons, deux beaux maquereaux qui finiront dans la glacière du voisin. Pas moyen de rentrer à la rédaction la musette pleine de poissons. Pourtant je pourrais. « En règle générale, les gens gardent ce qu’ils ont pêché pour faire un barbecue le soir », assure le capitaine. Avec le retour du beau temps, les amateurs de dorades au citron savent désormais où récupérer leurs victuailles.


Pratique. Pêche en mer : 35 € les 3 heures.

Réservations sur le Courseulles IV, à l’école de voile, du lundi au samedi, de 9 h à 17 h 30.

Tel : 02 31 37 92 59 ou 08 70 23 15 62.

 

La chance du débutant: une paire de maquereaux après une heure de pêche. Puis une deuxième quelques minutes plus tard. La sortie en mer aura été fructueuse.

Bilan de la pêche en mer pour l’équipage: une quinzaine de maquereaux, un rouget et une dorade. A quoi il convient d’ajouter quelques grammes d’algues vertes pour farcir le tout au barbecue. Bon appétit bien sûr!

Les mouettes aussi ont le droit à leur casse-croûte, généreusement servi par William Lefort, capitaine du Courseulles IV et ancien pêcheur professionnel.

 

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Publié dans Ouest France

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