Rentrée des classes pour les étudiants de la paix

Publié le par Mat

Ils sont près de 130 étrangers à participer à l'Université d'été de la paix qui se tient à Caen pendant deux semaines. Rencontre avec quatre participants.

Lindsay, Maltaise, 23 ans, professeur de Français langues étrangères (FLE).

« C'est ma deuxième participation à l'Université de la paix. Je trouve intéressant que Me Blanchard ait fait appel à nous pour élaborer le programme et ait tenu compte de nos suggestions. En tant que Maltaise, je lui ai soumis, par exemple, des problématiques qui concernent directement mon pays, comme l'immigration illégale. Ce sont des problèmes actuels. Avec la pendaison de Saddam Hussein, nous parlerons aussi des peines inhumaines, cette année. Il y a donc eu un réel échange avec les organisateurs. J'espère que ces échanges se poursuivront entre nous, étudiants issus des différentes communautés nationales. »


Nikola, Serbe, 18 ans, étudiant en économie.

« C'est la première fois que je viens en Normandie. C'est une région que je ne connais pas vraiment mais je suis passionné d'histoire, donc je me suis renseigné sur la conquête normande de l'Angleterre. Au lycée, nous avons aussi étudié la Seconde Guerre mondiale mais dans mon pays le sujet est polémique, entre lectures communistes et royalistes de l'histoire. Grâce à cette Université de la paix, j'espère en apprendre plus sur cette période mais aussi sur le fonctionnement de l'Europe et les principes démocratiques qu'elle véhicule. C'est quelque chose d'important pour moi car mon pays est en train de se rapprocher de l'Union européenne. »


Nina, Russe, 23 ans, étudiante en Master de politique informationnelle.

« Je suis allée deux fois à Paris mais c'est ma première visite ici. Je compte bien découvrir la ville de Caen plus en profondeur, ainsi que les principaux sites de Normandie. Le programme élaboré va sûrement me permettre d'en savoir plus sur la liberté de la presse et sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Les réponses que les professeurs apportent sont souvent différentes de celles que l'on pourrait avoir dans mon pays. En Russie, nous évoquons surtout l'Armée rouge et le front russe quand nous parlons de la Seconde Guerre. C'est bien de voir ces événements abordés d'une autre manière. »


Karolis, Lituanien, 22 ans, étudiant en droit.

« Je ne connais pas du tout la Normandie, même si dans mon pays nous étudions beaucoup l'histoire du Débarquement. Je suis pressé de visiter le Mémorial et j'attends aussi beaucoup de la journée consacrée au Proche-Orient. C'est un sujet qui m'intéresse car j'ai déjà étudié un petit peu le dossier en Relations internationales. Au-delà des cours magistraux, j'espère aussi apprendre au contact des autres étudiants, que l'on puisse partager nos expériences. Et puis, je vais essayer d'aller me baigner quand même ! »


 

Bernard Blanchard, conseiller municipal chargé de l'Université d'été de la paix, entouré de quatre participants étrangers. Dans le sens des aiguilles d'une montre, Karolis, Nina, Lindsay et Nikola.


Lancée en 2004 par le maire de Caen, Brigitte Le Brethon, l'Université de la paix réunit chaque année des étudiants étrangers invités à débattre autour de thématiques liées à la paix. Cette année, outre la démocratie et les Droits de l'homme, les 130 participants discuteront de la situation au Proche-Orient, de la liberté de la presse ou encore des peines inhumaines.

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Publié dans Ouest France

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