Les chiens et les chats, c'est son dada

Publié le par Mat

Jean-Yves Motel fait partie de cette race de passionnés qui ont choisi de consacrer leur vie aux animaux. Il sera ce week-end au Salon du chiot.

« Il fallait que je travaille dans une boîte où il y a des passionnés ». De tout et de rien, mais des passionnés. Jean-Yves Motel, lui, a trois dadas : Les chiens, les chats… et les animaux. Arrivé à Préaux-bocage, au sud de Caen, il y a un an, ce directeur des Ressources Humaines de Système U, s'estime bien loti. « Les gens aiment ce qu'ils font dans cette entreprise ». C'est que notre homme ne fait pas les choses à moitié quand il donne de sa personne. Il a donc préféré laisser sa femme, Viviane, s'occuper « administrativement » de leur élevage de chiots et de chats. A en juger à sa cravate Snoopy - « c'est moi qui décide » -, elle n'a pas eu le choix. Lui prétend le contraire. « Ma femme a un don particulier avec les animaux. Elle passe beaucoup de temps avec eux. Ils ont besoin d'une socialisation et cela demande du temps ».
Surtout lorsqu'on connaît les capacités d'accueil de la maisonnée. Une véritable animalerie. « Huit chiens, une douzaine de chats ». Pas moins. Un cacatoès par-ci, deux lapins par-là. « Mais ça, c'est pour ma fille », se défend presque le père de cinq enfants, pas nécessairement contaminés par la fièvre bestiale qui habite les lieux. Jean-Yves dit : « Il ne faut pas que notre passion commune leur nuise. De toute façon, le maximum que l'on puisse avoir, c'est neuf chiens ». Une limite fixée par la loi. « L'élevage est quelque chose de très encadré. Il y a des règles sanitaires à respecter ».
Éleveur atypique, Jean-Yves viendra avec sa femme au Salon du chiot de ce week-end, accompagné « de trois chiens et d'un ou deux chats à vendre ». Histoire de rentrer dans ses frais. Car « entre les dépenses de vétérinaire, de nourriture, d'installation et d'entretien, nous ne gagnons pas d'argent, contrairement à la majorité des éleveurs qui en font leur métier. On aurait même plutôt tendance à en perdre ». Mais quand on aime…
A 500 € en moyenne le chiot ou le chat vendu, « 2 500 pour les plus rares », certains n'y verraient qu'un bon filon. Jean-Yves, lui, y met de l'affect. « J'aime bien garder contact avec les acheteurs de nos animaux pour savoir ce qu'ils deviennent ». Car tout le monde n'a pas la fibre animalière des Motel. « Il nous est arrivé de refuser de vendre parce qu'on ne sentait pas bien les acheteurs. Certaines personnes pensent que ce ne sont que des sortes de peluches pour enfants », déplore le maître de maison. Force est pourtant d'admettre que les petits chiots qui gambadent autour de la table, n'ont rien de molosses aboyeurs et virils. Spitzs, Yorkshires et Chihuahas, pouponnés comme il se doit.
Quant aux chatons, ils sont déjà dans les cages de présentation que Viviane a soigneusement préparé pour le jour--J. Rien n'est trop dispendieux pour un persan au poil soyeux. Le couple en voulait un, couleur violette ou chocolat. C'est de là qu'est né l'élevage. Ils ont fini par l'avoir, grâce à la sélection génétique. « Et puis, la nature fait bien le reste, sauf incompatibilité d'humeur », lâche Jean-Yves, dans un large sourire. « Pour cela, les animaux sont moins compliqués que les humains ! »
L'objectif de tout cela ? « Se faire plaisir », assure-t-il. « Nous ne sommes pas dans ce métier par hasard. Quand j'étais gamin, je voulais devenir vétérinaire », raconte Jean-Yves. « J'étais prédisposé ». Ou tout simplement passionné.

Pratique. Salon du chiot de race. Ouvert les samedi 3 et dimanche 4 mars de 10h à 19h au Centre des Congrès de Caen. Entrée: 5 € pour les adultes /1 € pour les moins de 12 ans. Rens. au 06 85 48 96 33

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Publié dans Ouest France

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