Elections, tests à cons
Ce matin, j’ai été saisi d’un doute. D’un coup, en mal de religion et de certitudes, je ne savais plus à qui offrir mon vote. Heureusement, il y a (nan, pas Findus..) les quiz numériques. Le premier ? cinq questions estampillées pourquivoter.com, au terme desquelles je me découvre une José-Bovitude inattendue. Mauvaise pioche. Le site tient à préciser: « Il n'est pas question de se substituer à une réflexion. Nous souhaitons que les citoyens votent en connaissance de cause. » Vite dit.
En réalité, mieux vaut avoir fourré son nez dans le débat politique avant de goûter à la plupart des tests qui fleurissent sur la toile. Difficile pour l’électeur clampin de répondre du tac au tac sur la carte scolaire, le financement étatique des mosquées ou l’emprisonnement des mineurs. C’est probablement pour cela que le Dauphiné libéré, via quelcandidat.com, a choisi d’achever son examen par des questions « grand public » un brin plus…décalées : « Zidane a-t-il eu raison de mettre un coup de tête à Materazzi ? » Et si je réponds « oui », je bascule dans le camp de Villiers ou de Schivardi ?
85 % des internautes qui ont fait leur dépistage politique sur politest.fr se disent satisfaits du résultat. Me feront pas croire qu’ils cherchaient leur favori ! Je me suis pour ma part réfugié sur les valeurs sûres avec lemonde.fr, site des électeurs consciencieux : dix-neuf questions programmatiques qui renvoient, in fine, aux propositions de chacun des candidats. Mais on a perdu le sourire en route.
Lassé par ces questions-réponses téléphonées, de sitoyens.fr au Polimetre de RTL, il me reste le « love test » de presidentielles.net. Entre José-à-la-pipe-en-bois et Frédéric-le-chasseur-encorné, je tape Nicolas. Puis mon prénom. Et là, devant mes yeux ébaubis : « 7 % d’affinités. Tu trouves Nicolas moins sexy qu’un pack de saucisses Herta et plus dur à supporter qu’une crise d’hémorroïdes. » Enfin un test fiable !
