Une soirée qui dérape : 2 et 4 mois avec sursis

Publié le par Mat

C’est ce que l’on appelle une soirée qui tourne mal. Le 18 mai dernier, trois copains sont invités par une amie chez le Caennais qui l’héberge. Jusqu’ici tout va bien. Un dernier verre et le groupe s’apprête à rentrer au bercail. Jusqu’à ce que la jeune femme de 26 ans, retirée dans sa chambre, se mette à pousser des cris, au moment où l’homme qui l’héberge la rejoint.

Injure ou geste déplacé ? En tout cas, la demoiselle, mère de deux enfants, passe allégrement son hôte à tabac. Elle le fait tomber et le roue de coups. Pleins de bonne volonté, les trois invités se précipitent depuis le salon pour mettre fin à la rixe, appellent les secours et décident d’emmener hors de chez lui le propriétaire des lieux. « C’était pour les séparer parce qu’elle continuait à vouloir le frapper », explique un des prévenus, extrait de la maison d’arrêt de Caen où il est incarcéré depuis mardi pour vol avec violence.

« Ça part en vrille »

« Malheureusement, vous ne vous arrêtez pas là », regrette la juge, hier au tribunal correctionnel. Effectivement. Avant l’arrivée des policiers, les esprits s’échauffent. Un des jeunes assène un coup de pied à l’hôte déjà bien ensanglanté, « car il voulait partir et j’avais peur qu’il revienne avec du monde ». Arrivé sur place, un des trois fonctionnaires de police a droit au même traitement. Cette fois, c’est le pied de la jeune femme, « pleine de tempérament », qui frappe le dos du policier. Dans le désordre général, lui et ses collègues tentent d’interpeller la petite assemblée. Les jeunes se débattent et les arrosent généreusement d’insultes en tout genre.

Présentés comme des « désœuvrés », deux des garçons, âgés de 19 et 20 ans, ont été condamnés à une peine de deux mois de prison avec sursis pour violence volontaire et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Le troisième, mineur, sera quant à lui convoqué en septembre devant le juge des enfants. Compte tenu du rôle principal qu’elle a tenu, l’instigatrice des violences, absente à l’audience, a été sanctionnée plus sévèrement, à 4 mois de prison avec sursis.

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Publié dans Ouest France

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