Côte d'Ivoire. L'enquête recentrée sur la veuve du diplomate
La police criminelle d’Abidjan, semblait privilégier le mobile privé plutôt que l’assassinat politique au moment du lancement de la procédure française. Michel Arrion, chef de délégation européenne en Côte d’Ivoire, confirme les soupçons ivoiriens : « Objectivement, il y a un faisceau d’éléments qui convergent vers cette thèse : Il n’y a pas eu d’effraction dans la villa des Niaucel, les chiens n’ont pas aboyé. Reste à attendre les résultats de l’enquête balistique ».
Michel Niaucel, un policier à la retraite de 54 ans chargé des questions de sécurité pour l’UE, a été abattu d’une balle au thorax probablement tirée avec son arme de service, retrouvée rangée dans un placard du domicile familial. Un élément qui écarte a priori la thèse du suicide.
Accusée d’avoir entravé l’enquête ivoirienne, l’institution européenne pour laquelle travaillait le diplomate français se prémunit d’emblée d’immunités diplomatiques contenues dans la convention de Vienne de 1961: « Nous avons juste expliqué à la police ivoirienne qu’elle ne pouvait pas faire tout ce qu’elle voulait : Fouillez nos locaux ou maintenir la femme d’un diplomate en garde-à-vue ». Malgré l’enquête française, confiée au juge d’instruction parisien Alain Cadet, la délégation européenne ne demande pas mieux qu’une poursuite des investigations ivoiriennes : « La seule chose que nous voulons savoir, c’est pourquoi cet homme, qui faisait l’unanimité et était un très grand professionnel, nous a quitté », confie Michel Arrion.
La réponse appartient désormais à la justice hexagonale, laquelle rappelle que « la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français ou par un étranger hors du territoire de
